Les stages de Kyudo


Stages dirigés par Taïkan Jyoji

Taïkan Jyoji organise et dirige deux sessions de Kyudo par an :

  • la session d’hiver en février (Kanchûgeiko)
  • la session d’été en juillet (Shochûgeiko)

Les stages de Kyudo dirigés par Taïkan Jyoji sont ouverts à tous, débutants ou pratiquants confirmés, hommes ou femmes, de tout âge.


Stage d’initiation FKT

En outre, les débutants ont également l’occasion de se former au Kyudo lors d’un stage d’été intensif  : il s’agit du Stage d’Initiation au Kyudo.

Sous la direction de la Fédération de Kyudo Traditionnel, ce stage a lieu chaque année au mois d’août. Il forme depuis plusieurs années de nouveaux Kyudoka qui s’y découvrent souvent une véritable passion.

But du stage : une semaine pour tirer à la cible !

Inscription et renseignements auprès de la FKT.

 

 


Calendrier 2017

 

  • Stage d’hiver : Du samedi 25 février au vendredi 3 mars
  • Stage d’été : Du samedi 1 au vendredi 7 juillet
  • Stage d’initiation FKT : Du samedi 12 au vendredi 18 août

L’arrivée à un stage a lieu l’après-midi du premier jour entre 16H00 et 19H00.

Le départ d’un stage a lieu après le déjeuner et les derniers rangements aux alentours de 13H00.


Participation aux frais :

Stages de Kyudo  Total  Arrhes  Solde
Février 312 90 222
Juillet 312 90 222
Août FKT 312 + 150 (défraiement des professeurs, assurance) 150 (chèque à l’ordre de la FKT) 312

Inscription
L’inscription est validée à la réception d’un chèque d’arrhes ou virement bancaire du montant indiqué ci-dessus. En cas de désistement jusqu’à une semaine avant le premier jour du stage, ces arrhes donnent droit à un avoir pour un stage ultérieur dans l’année qui suit. En cas de désistement de dernière minute, les arrhes sont encaissées sans contrepartie.
En cas de règlement de l’inscription par virement bancaire, merci d’envoyer un mail indiquant le nom de la banque émettrice et le libellé du virement correspondant à l’inscription.

Règlement
La participation aux frais est à régler en intégralité à l’arrivée à la Falaise Verte.
Tout stage commencé est considérée comme du. Un départ anticipé en cours de stage ne donne lieu à aucun remboursement.
Les personnes de moins de 26 ans bénéficient d’une réduction de 50% de la participation aux frais. Pour les personnes en situation financière difficile, une même réduction peut être demandée avec les justificatifs nécessaires par courrier adressé à Taïkan Jyoji.
Adhésion annuelle
L’adhésion à l’Association de Kyudo est obligatoire pour participer aux activités du Centre. Elle est à régler à l’arrivée (75€ membre ordinaire ou 110€ membre de soutien).
Il est proposé une facilité de caisse pour les personnes venant pour la première fois au Centre : il est possible de régler la moitié de l’adhésion lors du premier stage, puis la seconde moitié lors d’un stage suivant.

Munissez-vous de draps ou sac de couchage, d’une taie d’oreiller, d’une serviette de toilette, d’une lampe de poche. A défaut, les draps et taies sont disponibles en location à 10 € pour la durée du séjour.


Quelques termes propres au Kyudo:

  • Hassetsu : apprentissage et pratique des 8 phases du tir ;
  • Makiwara : tir rapproché sur la botte de paille ;
  • Kinteki : tir traditionnel à 28 mètres ;
  • Kokyu :  travail sur le va-et-vient du souffle pendant l’enchaînement gestuel du tir ;
  • Taihai : position et déplacements de base.

La pratique a lieu le matin, l’après-midi et le soir.

Dans l’esprit de la pratique du geste juste sont proposées, durant les stages, la pratique de Hitsuzendô (calligraphie) et la participation libre au zazen matinal.

Une brochure, “Kyudo Hassetsu”, et un glossaire de Kyudo exhaustif sont disponibles au Centre sur demande.


Propos sur l’esprit du Kyudo – Taïkan Jyoji

“Si on dit du Kyudo que c’est le Zen-debout ou Zen-en-mouvement, cela tient au fait que le Kyudo offre des possibilités d’intériorisation et d’introspection semblables à la méditation Zen. Cette discipline permet de tourner avec force son regard vers l’intérieur.
Le Kyudo est une pratique méditative et une voie de réalisation. Ni l’âge ni le sexe ni la force physique n’ont d’importance pour pratiquer le Kyudo. Si l’on a deux bras, deux jambes et un corps, cela me semble suffisant.
La tête n’est pas vraiment nécessaire. Quand je dis “la tête n’est pas vraiment nécessaire”, je veux dire ce qu’elle contient ; dès lors qu’il ne s’agit pas d’utiliser son intellect pour tirer, on n’a pas besoin de sa tête.
On utilise un de ses yeux pour viser, alors on n’a pas besoin de sa tête. Le nez ne me paraît pas utile non plus… sauf pour respirer !
La bouche encore moins. Peut-être qu’une oreille est ce qui resterait nécessaire pour la pratique du Kyudo, ce qui ne veut pas dire qu’un sourd ne peut pas pratiquer. Donc, de la tête seuls un œil et l’oreille gauche peuvent servir. Au moment du décoché, on peut juger de sa qualité au bruit que fait la corde lorsqu’elle frappe le tympan du bois supérieur de l’arc ; on appelle ce bruit le tsurune, “le son de la corde”.
Quant à la parole elle n’est pas importante non plus car d’ordinaire, dans un Dojo, tout bavardage est à éviter, pour ne pas dire à proscrire, car cela perturbe la concentration et facilite la dispersion. Pratiquer le Kyudo, c’est apprendre à être concentré, c’est la raison pour laquelle on évite toute conversation inutile au cours de l’entraînement. Ne pas être manchot est enfin une condition importante.

La notion de Voie est, pour les Occidentaux, difficile à saisir. Le mot Voie vient du mot japonais do qui vient lui-même du mot chinois tao, de la philosophie du Yin et du Yang. Dans le Zen le mot “Voie” contient aussi le sens d’esprit ou cœur.
On l’écrit ordinairement avec un “V” majuscule car la Voie dans la tradition chinoise et japonaise mène à la réalisation de soi. Le mot “Do” qui figure dans la composition de chaque discipline spécifique s’écrit par un idéogramme composé en deux parties : l’une signifiant la tête ou le chef, c’est-à-dire la notion de principe originel, l’autre représentant un pied, un déplacement, un progrès.
Tout cela implique un déplacement dans le sens d’une origine. Pratiquer dans l’esprit de la Voie devrait amener à la plénitude.
Mais cela ne suffit pas de s’atteler simplement à la technique ou à faire attention seulement à son matériel. On n’apprend rien lorsqu’on fait attention seulement aux apparences. Un tir qui vient de l’esprit et du cœur, autrement dit qui vient du fond d’un être, est l’expression d’une grande sincérité. Là on touche véritablement à la nature authentique qui sommeille en soi, qui veut s’épanouir. Le mot Do désigne également l’Eveil.”